XVIIème siècle

XVIIème siècle

Ménine

Au XVIIème siècle l’Espagne rayonne dans tous les domaines et la mode n’est pas en reste. L’ampleur des robes espagnoles est inégalée en Europe. Une structure portant le nom de «garde-infant» est composée de plusieurs cercles de tonneaux cousus dans les jupes et aplatis devant et derrière pour projeter les volumes sur les côtés. Les coiffures des jeunes femmes de la cour d’Espagne s’harmonisent avec leurs jupes et contrairement à la France qui cherche toujours plus de hauteur dans ses perruques, l’Espagne va elle, s’épanouir dans la largeur. Les tableaux de Vélasquez, peintre officiel de la famille royale espagnole, présentent de parfaits exemples de la mode espagnole du XVIIeme siècle. C’est d’ailleurs la principale source d’inspiration des costumes imaginés par le costumier Jacques Fonteray pour le film La Folie des Grandeurs de Gérard Oury. Mon costume de Ménine est une création originale inspirée du XVIIème siècle et avec des clins d’oeil au film qui a marqué ma jeunesse. On retrouve le perroquet messager de Don Salluste, brodé sur le petit sac. Des grappes de fleurs bleues ruissellent sur la perruque et rappellent le bouquet de myosotis offert par Don César à la reine. Et enfin il y a le fameux strip-tease de Doña Juana qui a inspiré la mise en scène de la vidéo suivante et qui nous fait découvrir chaque élément composant ce costume.

Marquise

Molière

« Il est de mode d’être défait et pâle comme un courant, d’avoir le teint plombé ou les joues creuses parce que cela donne l’air distingué, artistique»!

On raconte que Molière jouait “le visage enfariné” et “la bouche vermeille”. Si au XVIIème siècle ce maquillage est aussi répandu sur scène qu’en ville, c’est que la cour de Louis XIV est elle-même un grand théâtre, noyée dans une profusion ornementale que Molière raille dans Les Précieuses Ridicules. Mais sur scène le maquillage est plus qu’une mode. Il est admis que le théâtre serait né de rituels religieux, la tragédie s’inspirant des rites funéraires et la comédie des fêtes dionysiaques. Durant l’Antiquité, on s’enduisait le visage d’argile ou de farine dont le blanc, incarnation des os, symbolisait la nature mortelle de l’homme. De la lie de vin rouge venait compléter ce maquillage rituel en hommage à Dionysos, aussi appelé Morichos : le Barbouillé.

La laitière


Parmi les tableaux les plus célèbres de Vermeer on trouve “La Laitière” et “La jeune fille à la perle”. Ces tableaux traitent le sujet féminin sous des aspects apparemment très différents. Nous avons d’un côté une humble servante au travail, et de l’autre, une jeune bourgeoise lascive prenant la pose.La peinture, comme le théâtre, n’est qu’une illusion où une servante peut jouer une noble et inversement, le seul but est de créer une composition artistique en assumant plus ou moins l’illusion.Dans cette photographie l’illusion est totalement assumée. Le sujet n’est qu’un prétexte, une citation qui met la mise en scène au premier plan. Ainsi, le tablier bleu-canard d’une servante en bras de chemise est accordé à son turban exotique totalement bourgeois, tandis que l’éclat du cuivre d’une bassine à confiture fait écho à celui de ses pendants d’oreilles en perle. Au premier plan la vaisselle et les aliments sont disposés et traités en nature morte. Rien n’est présenté de façon pratique, tout est agencé de manière à composer une image à l’atmosphère paisible et lumineuse, qui nous rappelle les œuvres de Vermeer mais revisitées de manière contemporaine. null

L’astronome

Cette photographie est inspirée de l’œuvre de Vermeer et particulièrement de ses tableaux « Le géographe » et « L’astronome ou L’astrologue ». Nous sommes conviés dans le cabinet d’un scientifique du XVIIème siècle, période qui marque un tournant décisif dans le domaine scientifique. Fini les superstitions moyenâgeuses, la science remplace la magie et l’on rationnalise tout ce qui nous entoure, jusqu’à la pensée. C’est le siècle de Galilée, Kepler, Newton, Descartes ou encore Spinoza. Tous ces génies avec leurs airs concentrés et leurs bureaux truffés d’objets sophistiqués, inspirent l’imagination des artistes qui eux, oscillent toujours à la frontière du mysticisme. La tête dans les étoiles, le scientifique calcule, ou rêve-t-il simplement ? Tantôt Astrologue, tantôt Astronome, on oscille au gré du pendule entre mysticisme et rationalité.

La brodeuse

On continue dans la scène de genre avec cette photographie inspirée de la peinture hollandaise du XVIIème siècle.Les travaux d’aiguilles ont longtemps été et sont encore souvent méprisés. Les femmes ont haï ce savoir-faire longtemps nécessaire pour constituer un trousseau et ensuite être vendues au meilleur parti. Les hommes ont méprisé ce passe-temps de « bonne-femme ». Seuls les artistes semblent avoir saisi la finesse d’esprit et le savoir-faire rigoureux imposé par cette discipline qui fait écho à la leur.Depuis la XIVème siècle il était de tradition, à la naissance d’une fille de commencer à confectionner un « trousseau de mariage ». Ce trousseau réalisé par les femmes de la famille puis par la jeune fille elle-même, était constitué de nombreuses pièces dont : les vêtements de dessous (chemises, jupons, lingerie, etc) et le linge de maison (draps, serviettes, nappes, etc). Ici c’est une taie d’oreiller en lin qui est tendu sur le tambour de la brodeuse. Le choix des tissus et la finesse des broderies témoignaient du niveau de richesse de la famille et du soin apporté à l’éducation de la jeune fille. La base de cette éducation étant les travaux d’aiguilles.Au fil des siècles, la femme qui coud est devenue une figure emblématique de l’imaginaire collectif occidental, et son aiguille une sorte d’attribut naturel. Des peintres comme Vermeer, Nicolas Maes, Caspar Netscher, Van Gogh ou Monet, ont ainsi représentés ces femmes plongées dans leurs travaux d’aiguilles et nimbées de lumière. Leurs tableaux, tout en clair-obscur, dégagent une atmosphère douce et intime. C’est un instant suspendu sur la trame, un éclat de lumière sur un ouvrage qui traverse les âges.

Navigateur

Après les Grandes Découvertes du XVe et XVIe siècle, les navigateurs du XVIIe siècle aborde sous un nouveau cap. C’est l’âge d’or de la piraterie!

Pirates